Les résultats sont tombés pour les européennes et je ne voulais pas les commenter à chaud, je dis ça mais je pense que c’est encore trop tôt pour avoir une analyse objective.
A contre-pied de plusieurs de mes camarades, je ne vais pas continuer la litanie des pleurnicheries ou des reproches qui nous ont mené
à un tel score (le même que l’UMP en 1994 soit dit en passant) même si l’abstention record me préoccupe vraiment et me fait craindre pour la légitimité de notre système démocratique et pour
l’avenir politique d’une Europe.
Je voulais positiver et, dans le flot des regrets, des frustrations et des colères que je partage parfois, trouver quelques motifs de
satisfaction.
1. Je me réjouis du score d’Europe Ecologie qui a su brillamment capter les voix de cet électorat volage que le MODEM croyait
durablement acquis et asseoir sa base électorale en faisant de lui un acteur incontournable de la vie politique. Ceci permet de renforcer la gauche et de clarifier pour certains le jeu des
alliances naturelles et prioritaires que doit nouer le parti socialiste.
2. Je suis satisfait aussi du total gauche (ex gauche plurielle) 38.81% qui progresse
par rapport aux premiers tours des derniers scrutins nationaux (législatives 2007 : 35.56%, présidentielle 2007 : 29.37%) alors que la majorité présidentielle s’étiole de 45.57% aux
législatives 2007 à 32.67% aux européennes 2009 (UMP+Libertas). D’où la nécessité d’une union ou coopération entre toute la gauche parlementaire.
3. Enfin au niveau du PS dont le résultat n’a rien d’enthousiasmant, cette claque pourra peut être permettre du courage, de la
détermination et de l’obstination dans la refondation nécessaire du parti (et Martine n’en manque pas). Et là je ne parle pas que du rassemblement de tous les socialistes mais surtout de réussir
à faire sauter les blocages et les intrigues d’un grand nombre de barons « conservateurs ».
Ce n’est pas une histoire de motion ou d’écurie car on les retrouve dans toutes les tendances même si ce sont généralement les
premiers à clamer qu’il faut que le parti change notamment dans ces pratiques. Sur des sujets majeurs comme le non cumul des mandats (sans omettre le non cumul dans le temps), on voit se lever
des alliances (improbables autrement) pour barrer toute avancée de la direction sur le sujet, idem pour la parité ou les primaires…ou sur le fond, sur des sujet comme l’Europe Fédérale ou les
Etats-Unis d’Europe (comme l’a rappelé Ségolène à Rezé), sur la reforme de la PAC, etc…
Je suis néanmoins totalement confiant en la direction actuelle pour mener à bien ces projets, pour refonder notre parti et pour
continuer à le remettre au travail.
J’espère simplement que ce petit couac des européennes va permettre de lever certains obstacles qui ont fait que de 2002 à 2008, le PS
a été englué dans une sorte de consensus mou qui sied tellement à certains, et non pas de les remettre au goût du jour.
Alors camarades, remettons nous tous, à tous les niveaux au travail et je reprendrai la phrase de notre premier secretaire fédéral Marc Coatanéa, nous n'aspirons pas au repos alors au
boulot.
Commentaires