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Publié dans : Politique - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 

Je ne vais pas rajouter aux commentaires qui se multiplient depuis hier, je propose simplement de partager un billet de Sarah Proust, secrétaire nationale du PS que je trouve juste, à propos.

Retrouver tous les billets de Sarah sur http://www.sarahproust.fr

 

Cahuzac : face à sa triple indignité, méfions-nous de nous-mêmes

 

Bien sûr il y a la trahison, à l’égard de Hollande, du Gouvernement, des député(e)s, mais à l’égard de la presse et des Français surtout.

Bien sûr il y a le fond de l’affaire, un scandale, une fraude fiscale. Insupportable de la part de quiconque, impardonnable pour un politique, qui plus est lorsqu’il est ministre, plus encore puisque c’est le budget qu’il a eu en charge.

Bien sûr il y a l’affreux mensonge, proféré les « yeux dans les yeux », avec l’aplomb de l’indignation et la crânerie de l’innocence.

Cette triple indignité ne trouvera qu’un déversoir : l’aversion pour le politique. Déjà bien engagée, la défiance est le défi premier auquel sont confrontés les militants et les élus. Car avant même de faire valoir l’efficacité, la justesse et le bien-fondé de nos orientations, nous avons à convaincre non seulement de l’utilité de la politique, mais aussi de la probité de ceux qui s’y adonnent.

Je ne cherche pas à dresser un panégyrique des responsables politiques. L’exercice peut prendre l’aspect d’un entre-soi aveugle, d’une bénédiction inconditionnelle. Là n’est pas mon intention. Même si…

 

Ce n’est pas Cahuzac qui m’importe dans l’affaire Cahuzac. Ce n’est pas le monde politique, ses élus, ses militants qu’il nous faut sauver et préserver aujourd’hui. Il ne s’agit pas de sorts personnels, il s’agit du politique, dont les enjeux dépasseront toujours nos errements individuels.

Ne tombons pas dans l’écueil qui commence dès ce soir, à vouloir faire de Cahuzac un rejeton hideux depuis peu, quand hier il était encensé.

Ne cherchons pas à laver l’honneur de la politique par la virulence de nos attaques à l’égard de Cahuzac.

Ne nous acharnons pas à qualifier les faits et son auteur, et traitons les conséquences de la faute : une défiance, qui devient désaffection avant d’être dégoût.

Qui paiera la note ? La démocratie, la représentation parlementaire, le politique. Parlons donc de cela, de leur valeur, de leur fonction, de leur mérite aussi. Et parlons surtout à ceux qui se détournent de nous pour voir en l’extrême droite une source de probité.

Ce soir tout le monde est atterré car chacun sait combien nous porterons la responsabilité du mensonge.

Ce soir, tout le monde est atterré sauf quelques uns qui, à l’extrême droite, se frottent les mains. Ils parlent de démocratie, de république, de probité. Ils composent avec la première, abhorrent la deuxième et se sont toujours éloignés de la dernière. Avec calme et voracité, ils n’ont plus qu’à attendre les déçus. Et je pense à ces déçus qu’il nous faut convaincre, à nouveau, que la politique n’empêche pas l’affaire Cahuzac mais que l’affaire Cahuzac n’est pas le politique.

 

Sarah Proust

Publié dans : Billet d'humeur - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Je tenais à vous faire partager cette article publié sur un blog médiapart qui poussent à la reflexion "Le corps sacrificiel des Femen tunisiennes"

 

Ce n’est plus que dans les légendes des pays à demi barbares qu’on rencontre encore ces créatures riches de lait et de larmes dont on serait fier d’être l’enfant. », écrivait Marguerite Yourcenar dans Le lait de la mort. Le lait de la mort

 

Amina et Meriam, deux Femen tunisiennes ont posé seins nus pour défier les obscurs qui, portés par le gouvernement islamiste, veulent jeter la Tunisie dans le puits de l’abîme. Ces jeunes filles arabes, musulmanes qui ont osé braver le tabou de la nudité, subissent un crachat affligeant d’insultes et de sarcasmes enragés. Elles sont même menacées de mort. «Amina doit être flagellée une centaine de fois sachant que, vu l’ampleur de son péché, la jeune fille mérite la lapidation à mort. », a prêché le salafiste Adel Almi.   

 

Le corps devenu le lieu de lutte, de révolte d’un pays tourmenté, divisé et en construction. Les indignés le revendiquent, le dénudent, le brûlent (Mohamed Bouazizi), le mettent en danger, l’exposent jusqu’à son point de rupture –Amina est aujourd’hui séquestrée par sa famille-, jusqu’à la mort : pour la dignité, pour la liberté, contre l’oppression. Un corps  sacrifié dans un acte de désespoir, de fortune, de frayeur, de courage inouï ou tragique. Les seins nus de Amina et Meriam tagués « Mon corps m’appartient, il est l’honneur de personne » ou « Fuck your morals » ont effrayé les yeux chastes de beaucoup de conservateurs et progressistes confondus. Des féministes tunisiennes contestent la forme et les armes de lutte de ces jeunes militantes. Une forme qui sied  mal à une société musulmane où le mot laïcité est à peine prononcé et remplacé par des termes mieux accommodants. Dans le glissement sémantique et la bien-pensance, la démocratie et les droits des femmes  prendront l’eau. Plusieurs formes de combats méritent  d’exister à l’unisson contre le monstre intégriste galopant. Ce geste de nudité et de bravoure dont la portée est apparemment limitée et sans projet réfléchi de société,  peut porter au loin parce qu’il a choqué, débusqué l’interdit, provoqué un débat défendu, ouvert un coin de chemin pour les guerriers à venir portés comme Amina et Meriam, par la radicalité, l’immédiateté et l’affront de leur jeunesse.

 

Dans La légende de la forteresse de Souram, film sublime de Paradjanov, les Géorgiens décidèrent de construire un rempart pour parer aux invasions, mais la forteresse ne tiendra que si un beau garçon accepte d’y être emmuré vivant. Le lait de la mort, la nouvelle orientale de Marguerite Yourcenar puise dans cette ballade balkanique. À Scutari, trois frères travaillent à édifier une tour pour guetter les pilleurs turcs. Mais « ils savent qu’un édifice s’effondre si l’on n’a pas pris soin d’enfermer dans son soubassement un homme ou une femme dont le squelette soutiendra jusqu’au jour du Jugement Dernier cette pesante chair de pierres. »

 

« Mais nous avons chacun une femme jeune et vigoureuse, dont les épaules et la belle nuque sont habituées à porter des fardeaux. » Ils emmurèrent vivante, l’épouse du frère cadet qui les supplia : « Ne murez pas ma poitrine, mes frères, mais que mes deux seins restent accessibles sous ma chemise brodée, et que tous les jours on m’apporte mon enfant, à l’aube, à midi et au crépuscule. Tant qu’il me restera quelques gouttes de vie, elles descendront jusqu’au bout de mes deux seins pour nourrir l’enfant que j’ai mis au monde, et le jour où je n’aurai plus de lait, il boira mon âme. (…) laissez une fente devant mes yeux afin que je puisse voir si mon lait profite à mon enfant. »

 

« Pendant quelques siècles, les mères attendries vinrent suivre du doigt le long de la brique roussie les rigoles tracées par le lait merveilleux… »

Publié dans : Tunisie - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

téléchargement Hier soir, François Hollande a donné l’image d’un président responsable, déterminé et combatif.

 

Cela marque une rupture avec le passé proche, il n’y eu ni stigmatisation d’une partie de la population, ni envolée lyrique, ni promesse sans lendemain. François Hollande a dressé l’état des lieux et rappeler le cap qu’il tient tenir : redresser la France dans la justice et sans heurts.

 

Une dure bataille mais sans victime, telle est la méthode complexe que s’est fixé le président : toutes et tous seront mis à contribution mais dans la justice.

 

Dans ces périodes de mutations et de tensions sociales, beaucoup sont tentés de virer radicalement de bord, de surfer sur les populismes ou les peurs, de tenir des discours révolutionnaires. La stature d’un président se juge sur son bilan et sa résistance aux vents contraires et changeants pas à sa popularité. Je n’attends pas de François Hollande qu’il agisse pour redresser sa cote dans l’opinion mais plutôt qu’il transforme la société, qu’il mette en œuvre les fondations d’une politique économique et sociale plus responsable, plus juste, plus durable.

 

La transformation de la taxe à 75% pour les salaires de plus d’un million d’euros à une taxation des entreprises qui accordent ces rémunérations (souvent indécentes en période de crise) me ravie. Certes cette mesure ne contribuera t-elle que peu au budget de l’état mais elle est salutaire. Elle est symbolique d’une volonté d’un retour d’une certaine éthique que le capitalisme financier fou avait balayé ces dernières années. Sans entraver la liberté des entreprises, elle force à une certaine responsabilisation de ces dirigeants et conseil d’administration.

 

Je suis plus réservé sur les annonces concernant les transmissions des entreprises. J’attends de voir le cadre de « la facilitation » qu’a évoqué le président. On ne peut être que favorable à la pérennité des entreprises, à la transmission de la capacité entrepreneurial et des outils de création de richesse mais en aucun cas ces dispositions ne doivent servir l’établissement et la sanctuarisation d’une économie de la rente.

 

Certains regretteront le manque de passion dans cet entretien de plus d’1h30. Il est vrai que ca n’a pas été  un discours galvanisateur à l’image du Bourget mais est-ce cela que l’on attend d’un président responsable. François Hollande a préféré hier la raison à la passion, l’efficacité de demain à l’émotion du moment.

Publié dans : FH 2012 - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Tribune de  Najet Mizouni, Secrétaire fédérale à l'International, Parti Socialiste, Paris, Quentin Guillemain, Membre du Bureau Fédéral, Parti Socialiste, Paris et animateur de "Dépasser nos Frontières", Aurélien Taché, Délégué fédéral à l'Euro-Méditerranée et aux démocraties émergentes, Parti Socialiste Paris

 

La révolution tunisienne est en train de vivre un tournant crucial. La répression sanglante du mouvement social de Siliana en novembre dernier, l'attaque du siège de l'UGTT par des militants islamistes en décembre, les manoeuvres d'Ennadha pour bloquer toute tentative de parvenir à un gouvernement plus équilibré en janvier, l'assassinat de Chokri Belaïd le 6 février et enfin la démission du 1er ministre Hamadi JEBALI marquent la fin de la première séquence de la révolution tunisienne.

 

Nous entrons en effet dans une nouvelle phase de "la révolution de la dignité et de la liberté », marquée par l'échec de la troïka au pouvoir dans la conduite de la transition démocratique. L'Assemblée Nationale Constituante élue le 23 octobre 2011 et présidée par Mustapha Ben Jaafar, avait reçu mandat d'un an pour rédiger la Constitution. Force est de constater que c'est aujourd'hui un échec. L'opposition n'a eu de cesse de dénoncer les manoeuvres dilatoires des députés d'Ennadha pour bloquer ou retarder les travaux de l'ANC, pariant ainsi sur son épuisement. Les Tunisiens sont en passe de se lasser de ce qui est pourtant un moment essentiel de la construction démocratique de leur pays et sont de plus en plus en nombreux à penser que la rue sera la seule issue.

 

Nous pensons qu'il est temps, pour les forces progressistes du Sud comme du Nord de la Méditerranée, de réagir. Mustapha Ben Jaafar, élu Président d'honneur de l'Internationale Socialiste à Lisbonne en février dernier, a appelé les partis progressistes et démocrates européens à s'engager plus fortement dans le soutien aux révolutions arabes. Nous l'appelons à notre tour à une prise de conscience de la nécessité de favoriser activement un dialogue avec l'ensemble des forces progressistes participant à la transition démocratique en Tunisie et plus généralement dans tous les pays ou une telle transition est en cours.

 

Quand nous regardons en tant que socialistes les partenariats que nous avons privilégiés en Tunisie par le passé, nous ne pouvons être que critiques. Comment justifier en effet le choix du Rassemblement Constitutionnel Démocratique de Ben Ali comme parti membre de l'internationale Socialiste jusqu'à la veille de son renversement ? Nous étions bien peu de socialistes à dénoncer ce choix en 2008 en lançant la campagne "Ben Ali, Yezzi !". Ainsi, nous ne pouvons plus nous contenter d'un soutien à nos partenaires internationaux historiques.

 

Les partis politiques traditionnels se sont souvent retrouvés disqualifiés lors de bouleversements démocratiques récents (les révolutions arabes comme les mobilisations civiques en Hongrie en sont des bons exemples).Ils n'ont malheureusement pas été des acteurs déterminants dans les mouvements populaires souvent nés grâce au réveil de la société civile. Il est ainsi temps pour notre parti et pour la gauche de retrouver sa culture de soutien aux mouvements démocratiques émergents.

 

Engageons-nous clairement aux côtés de toutes les forces progressistes qui ont à coeur de mener à bien la transition démocratique en Tunisie !

 

L'opposition civile comme politique doit être entendue quand elle dit que l'actuelle troïka n'est plus légitime pour diriger seule le pays. Le processus actuel de transition démocratique en Tunisie engagé par l'ensemble des forces politiques suites aux premières élections libres doit désormais s'accélérer. Un calendrier réaliste doit être défini car les Tunisiens ne peuvent pas rester au milieu du gué. L'Assemblée Nationale Constituante légitimement élue doit désormais pouvoir rédiger et mettre en oeuvre la nouvelle constitution afin que puisse se tenir des élections sur la base de projets gouvernementaux clôturant ainsi cette période de transition.

 

L'Etat de droit, seul à même de garantir la sécurité de chacun et la justice pour tous, ne saura être préservé que si, dans ce moment difficile, le critère de compétence prévaut dans l'attribution des portefeuilles ministériels et que le gouvernement se cantonne à la seule gestion des affaires courantes.

 

Le nouveau 1er ministre Ali Laarayedh, ancien secrétaire général d'Ennadha et ministre de l'Intérieur du gouvernement sortant (dont le bilan est notamment entaché de la lourde répression de la manifestation du 9 avril 2011 ou encore par les tirs de police sur les manifestant de Siliana en novembre dernier) donnerait ainsi un signal fort en revenant sur certaines nominations jugées très partisanes et en prononçant la dissolution des milices et ligues de protection de la révolution (en grande partie responsables du climat d'extrême tension dans lequel se trouve le pays), ainsi que le demande l'opposition.

 

C'est pour défendre cette position que nous nous rendrons à Tunis en mars à l'occasion du Forum Social Mondial afin de rencontrer les forces progressistes tunisiennes, leur apporter notre soutien et tracer des perspectives communes dans la continuité de notre combat pour l'émergence d'un espace démocratique euro-méditerranéen. Voilà un défi à la hauteur d'une gauche moderne, démocrate et internationaliste. Saurons-nous, collectivement, le relever ?

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