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Hier, j’étais à Brest pour former les militants et sympathisants qui auront la charge de tenir les bureaux de vote primaires le 09 et 16 octobre.
C’est la quatrième séance de formation que j’anime après Quimper, Rosporden et Châteaulin. Des cessions de rattrapage seront programmées bientôt en septembre ainsi que dans le Morbihan
Une participation assez importante hier puisque prés de 100 personnes ont assistées à cette formation. Il a été question de la disposition et du fonctionnement d’un bureau de vote avec un exercice de simulation de vote pour mettre en pratique tous les dispositifs. Un exercice intéressant pour prendre la mesure de tous les procédures qui ont été mises en place pour un processus totalement démocratique, transparent et répondant à toutes les exigences des différentes instances institutionnelles (CNIL, Financement …).
Cela a été aussi l’occasion d’échanges et de multiples questions : qui peut voter ? Comment la participation aux frais se déroule ? L’obligation de pièces d’identité même pour les petites communes, La communication pour informer les citoyens du lieu du vote etc …
Bref, 2h intense qui auront permis je l’espère d’outiller ces acteurs des primaires pour que le 09 et 16 octobre soit une réussite.
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hoto : jycP
Il y a moins d'une semaine je centrais mon tour d'horizon politique à la réunion de section sur la crise que traversait aujourd'hui l'Europe. J'y pointais le manque d'ambition et d'impulsion pour pousser plus en avant cette belle idée d'Europe du notamment à une commission plus gestionnaire que prospective et à une majorité de gouvernement de droite séduite à l'idée d'une Europe réduite à un simple marché.
Cette gestion sans aucun avenir d'état à état est à mon sens, pour beaucoup dans la crise actuelle. A quand enfin lune Europe plus fédérale...
Une lueur d'espoir residait dans la volonté nettement plus marqué depuis 3 ans du PS de travailler plus au niveau des partis européens et notamment au sein du PSE pour un véritable projet de gauche européen.
Eco 89 publie aujourd'hui un article "Europe : Aubry fait programme commun avec les Allemands". donc je n'hésite pas à vous le faire partager
Rue89 publie la déclaration commune du Parti socialiste (PS) français et du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) présentée par leurs première secrétaire et président, Martine Aubry et Sigmar Gabriel.
L'union monétaire européenne connaît depuis l'année dernière la plus grave crise de son Histoire. La situation actuelle – qualifiée par beaucoup de « crise de l'euro », eu égard à l'énorme dette publique de certains pays membres – menace l'intégration européenne dans son ensemble.
Il a fallu sauver d'abord la Grèce puis l'Irlande et le Portugal de la banqueroute par le biais d'aides financières européennes communes, dont l'objectif était de garantir la solvabilité de ces Etats et d'éviter une faillite nationale doublée de répercussions imprévisibles pour l'espace monétaire européen.
L'Union européenne a déployé un parapluie provisoire, dans un premier temps, d'un montant total de 750 milliards d'euros, qui doit à partir de 2013 déboucher sur un mécanisme européen de stabilité (MES) pérenne.
Il était et est impératif de soutenir solidairement les Etats européens qui traversent une grave crise financière et d'instituer un mécanisme de protection durable de l'euro dans son ensemble.
Les mesures de protection et les plans de sauvetage actuels sont toutefois trop limités et ne peuvent suffire, loin s'en faut, à sortir durablement l'Europe et la monnaie commune européenne de la crise. Ils s'attaquent uniquement aux symptômes mais ne luttent pas contre les causes plus profondes des crises financières des Etats.
Il faut par conséquent réformer en profondeur la politique économique, financière et sociale européenne dans le cadre d'un gouvernement économique européen démocratiquement légitimé et doté d'une grande capacité d'intervention. L'enjeu n'est rien de moins que d'en finir avec les erreurs originelles de l'union monétaire européenne : le manque d'encadrement de la monnaie commune par une politique sociale et économique commune et concertée.
Les chefs d'Etat et de gouvernement européens, en majorité conservateurs et libéraux – en tout premier lieu la chancelière allemande et le président Sarkozy – se sont refusé bien trop longtemps à débattre d'une gouvernance économique européenne. Ils ont sous-estimé l'ampleur de la crise monétaire et financière. Ils ont réagi et usé de tactiques au lieu d'anticiper et ont finalement manqué de la vision politique dont l'Europe aurait eu cruellement besoin pendant la crise.
L'Europe régie par les conservateurs a trop hésité. Elle a réagi bien trop tard aux défis posés par la monnaie commune et inutilement continué à réduire la confiance des marchés financiers envers l'espace monétaire européen. A ce jour, la crise de la zone euro n'est toujours pas surmontée.
Les avancées décidées lors du dernier Conseil européen en mars 2011 – réforme du pacte de stabilité et de croissance, accord sur les principes d'un mécanisme de stabilisation européen durable et sur un pacte pour l'euro – sont bien en deçà du grand élan politique nécessaire à la mise en œuvre d'un véritable gouvernement économique européen. Ce sont des initiatives qui visent pour l'essentiel uniquement la rigueur budgétaire et une austérité stricte, considérées comme la voie royale pour sortir de la crise la totalité de l'Union européenne et des Etats membres de l'UE.
C'est pourtant une approche aussi erronée que dangereuse. Elle réduit en effet la crise monétaire européenne à une crise d'endettement des pays membres et oblitère ainsi totalement une cause centrale de la crise actuelle qui traverse la zone euro : la crise des marchés financiers internationaux déclenchée par une spéculation outrancière qui a contraint à plusieurs reprises les Etats membres de l'Union européenne à s'endetter plus profondément pour empêcher un effondrement total des marchés financiers.
Ce sont les contribuables qui vont devoir payer la note de la crise. A cause des conservateurs européens, les banques et les spéculateurs, dont les opérations financières hasardeuses ont pourtant provoqué la crise, s'en sortent sans avoir à en porter les conséquences. Ce n'est ni économiquement pertinent ni socialement juste.
Les initiatives et réformes actuelles sont insuffisantes parce qu'elles prescrivent une voie, celle de l'austérité économique, censée être le remède universel pour tous les Etats membres. Elles négligent inconsidérément des disparités économiques et des déséquilibres parfois considérables entre les Etats membres de l'UE et menacent de creuser encore les fractures économiques au sein de l'union monétaire et économique, au lieu de les combler.
En dépit de réformes et d'économies considérables, la Grèce ne sera probablement pas en mesure de revenir sur les marchés en 2012. Cela montre que le plan d'aide de la Grèce n'était ni assez équilibré ni assez pérenne. La population ploie sous les mesures d'austérité drastiques, l'activité économique recule et les intérêts élevés annulent toute marge de manœuvre pour réaliser les investissements pourtant impérieux. La croissance économique nécessaire à une consolidation fait défaut.
Une politique d'austérité ciblée de cette nature passe non seulement à côté de son objectif annoncé : remettre sur pied le pays en crise concerné. Elle met également en danger la solidarité et la cohésion sociale dans l'Europe entière en suscitant de l'incompréhension et du mécontentement autant au sein de la population que parmi les Etats donateurs et destinataires.
Les initiatives actuelles ne permettent pas de fonder un gouvernement économique européen fort en réponse à la crise financière et monétaire. Il est nécessaire d'adopter à cet effet d'autres réformes, bien plus vastes.
Les décisions prises à ce jour resteront inopérantes car leur but est d'imposer simplement une réduction de l'endettement sans mettre en place simultanément des instruments susceptibles de générer des recettes supplémentaires permettant à l'UE et à ses Etats membres de financer les nécessaires investissements futurs.
A cet égard, la revendication centrale du SPD et du PS est claire : nous voulons une taxe sur les transactions financières en Europe qui fasse participer les responsables de la crise à ses coûts. Cette taxe doit figurer au cœur du développement de la politique financière et fiscale européenne.
Des études scientifiques estiment qu'une taxe modérée à hauteur de 0,05 % permettrait de rapporter des recettes à hauteur de 200 milliards d'euros annuels. Une telle taxe sur les transactions financières en Europe permettrait aussi de restreindre les spéculations à court terme, nuisibles pour les marchés financiers.
Un programme de croissance
européen
Une orientation de tous les Etats membres sur une même rigueur budgétaire et un gel des salaires est trop simpliste et ignore les enjeux complexes d'une politique économique et financière européenne concertée.
Il serait au contraire indispensable de mettre en œuvre des règles et objectifs communs qui garantissent un équilibre entre la compétitivité à l'exportation et la demande sur le marché intérieur dans tous les Etats membres. Les « pays excédentaires » doivent consolider leur demande nationale et les « pays déficitaires » améliorer la productivité de leur économie.
Les instruments adoptés jusqu'ici par les chefs d'Etat et de gouvernement pour réduire les déséquilibres économiques font certes un pas dans le bon sens. Mais il leur manque une dimension sociale forte, qui garantisse les minimas sociaux et donne en même temps des incitations à l'investissement.
Il faut aller au-delà de la série de mesures arrêtées par le Conseil européen en mars 2011 et donner rapidement naissance à un programme de croissance européen qui soutienne en particulier l'activité économique et la compétitivité des Etats membres affaiblis et qui, grâce aux excédents de recettes dans ces Etats membres, stabilise l'union monétaire dans son ensemble.
Des euro-obligations
Le gouvernement économique européen doit en outre créer un cadre durable pour refinancer les Etats de la zone euro. On ne peut pas se contenter de compter sur les sommes débloquées par le parapluie actuel et par le futur mécanisme pérenne de stabilisation. L'assainissement d'un pays fortement endetté ne doit pas être uniquement à la charge des contribuables. Les créanciers privés doivent également assumer leurs responsabilités. Ce processus doit être assuré dans le cadre du mécanisme pérenne de stabilisation.
A cela devrait s'ajouter l'émission d'euro-obligations ou la mise en place d'autres mécanismes qui permettent aux pays de la zone euro de refinancer à meilleur coût une partie de leur dette sur les marchés.
Les euro-obligations doivent toutefois s'inscrire dans un projet politique global qui comprend :
Les euro-obligations ne sont pas seulement un instrument permettant de créer des cadre durable de refinancement. Elles peuvent conjointement donner un signal fort aux marchés financiers sur la fermeté et la solidarité européenne.
Il est en outre impératif de faire de nouveaux pas vers la réforme des marchés financiers et du secteur bancaire en Europe. Lors des négociations des directives sur la régulation des agences de notation, des hedge funds et de la titrisation des risques de crédit, les conservateurs et libéraux européens se sont contentés de compromis a minima. Il reste beaucoup à faire pour redonner aux banques leur fonction originelle de service, c'est-à-dire d'instituts qui réunissent des capitaux et alimentent l'économie avec des crédits.
Il faut réduire notablement encore l'attrait que constitue l'investissement d'argent excédentaire – qui fait cruellement défaut ailleurs – dans des spéculations à haut risque.
En matière de politique fiscale, l'assiette fiscale commune va dans la bonne voie. Mais elle doit absolument être associée à un encadrement des taux planchers des impôts sur les sociétés.
C'est le seul moyen d'empêcher concrètement le dumping fiscal et une compétitivité négative.
Une gouvernance économique européenne doit aussi posséder une forte dimension sociale. Les conservateurs et les libéraux, qui ont la majorité au Conseil européen, à la Commission européenne et au Parlement européen refusent jusqu'à présent de faire un pas dans cette direction.
Pour le SPD et le PS en revanche, les choses sont claires : nous voulons qu'un pacte de stabilité sociale fasse partie intégrante du gouvernement économique européen. Nous y lions les revendications suivantes :
Cette politique sociale et économique européenne concertée dans le cadre d'une véritable gouvernance économique européenne permettra une croissance économique durable et un niveau d'emploi élevé.
Nous nous engageons en outre en faveur de l'élaboration d'un Pacte européen des échanges extérieurs qui stipule la prise en compte du respect des normes sociales et environnementales dans les relations commerciales de l'Union Européenne avec le reste du monde ainsi que l'ancrage de ces normes dans les règles du commerce international.
Le « carré magique » pour l'Europe, c'est une monnaie stable, un commerce extérieur performant et une croissance économique qui permette à la fois un niveau d'emploi élevé et la durabilité écologique. C'est la bonne voie pour la politique sociale et économique de l'Europe pour l'avenir. Ce n'est cependant pas celle qu'ont empruntée les conservateurs et les libéraux sous la conduite franco-allemande de la chancelière Merkel et du président Sarkozy.
A cela s'ajoute le fait que Mme. Merkel et M. Sarkozy entendent imposer au reste de l'Europe un directoire. Non seulement ils ont irrité nos partenaires européens en ayant conclu à plusieurs reprises des accords non concertés avec les autres Etats membres en amont des derniers Conseils européens, puis en les plaçant devant le fait accompli. Mais en plus, en faisant du Conseil européen, donc des chefs d'Etat et de gouvernement, l'instance décisionnelle centrale de la politique financière et économique européenne, ils ont bouleversé les structures actuelles de l'Union européenne.
La Commission européenne et le Parlement européen, organes communautaires du triangle institutionnel de l'UE, sont affaiblis au profit d'une logique intergouvernementale au sein du Conseil européen. C'est une régression pour la démocratie et la culture politique démocratique au sein de l'Union européenne.
Un gouvernement économique démocratiquement légitimé ne peut pas voir le jour dans ces conditions. Il suppose en effet que la Commission européenne, le Parlement européen ainsi que les parlements nationaux prennent largement part aux grandes décisions qui incombent à un gouvernement économique européen en matière de politique financière, économique et sociale.
Les conservateurs et les libéraux européens – et en tout premier lieu les gouvernements français et allemand – sont en train de ruiner les chances que l'Europe s'en sorte mieux après qu'avant la crise. Nous ne devons pas les laisser faire. Les enjeux sont trop importants.
Si l'Europe ne parvient pas à donner une réponse forte et unie à la crise, une réponse qui conjugue compétitivité économique et justice sociale, alors le projet d'unification européen risque de nourrir le ressentiment de la population. Et ceux qui pensent que moins d'Europe est la bonne réponse à la crise pourrait alors l'emporter.
Mais ceux qui conçoivent l'Europe comme un lieu de marchandage entre des intérêts nationaux, voire d'une renationalisation politique, sont foncièrement dans l'erreur. Ils négligent le fait que seule une Europe forte et unie dans la solidarité est capable d'apporter une réponse convaincante aux défis de notre époque, qu'il s'agisse de la réorganisation des marchés financiers, de la gouvernance économique, du changement climatique ou de l'instauration, à l'échelle mondiale, d'une politique de désarmement et de paix responsable.
Oser plus d'Europe – voilà la bonne voie pour aujourd'hui. Et c'est la voie dans laquelle nous nous engageons ensemble, sociaux-démocrates allemands et socialistes français. Un gouvernement économique européen qui agit efficacement, doté d'une orientation sociale et reposant sur des principes démocratiques, doit en constituer le principal projet d'avenir.
Les manifestations sont nombreuses pour commemorer l'accession de la gauche à la présidence en mai 81, vous pouvez suivre notamment sur le site http://www.mon10mai.fr/ les souvenirs de ceux qui l'ont vécu, ce que cela représente pour ceux qui n'étaient pas encore né, l'aspiration au changement de cette époque et de la notre...
Cette année ne manquera pas de commémorations au vu des transformations majeures accomplises lors de cette premiere année mitterandienne, le 18/09 ce sera la commémoration des 30 ans de l'abolition de la peine de mort, le 09/11 celle de la libéralisation des radios "libres", le 20/12 celle de la dépénalisation de l'homosexualité ... etc etc etc ...
Preuve s'il en faut des changements sociétaux majeures que la gauche a mis en place apres 23 ans de règne sans partage de la droite.
Que commemorerons nous dans 30 ans ? Après presque 10 ans de droite au pouvoir : la non solidarité avec le printemps arabe de 2011, le bouclier fiscal, les lois Perben, les "casse toi p've con", l'exoulsion des rom ...).
Peut être je l'espere y aura-t il beaucoup plus à commemorer en 2022-2032-2042...
Un Le Pen reste un Le Pen...
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21 avril, cette date est restée gravé dans beaucoup de mémoire de personnes de gauche, même d’une certaine droite malheureusement de plus en plus marginalisée qui résiste encore au sirène de l’extrême droite.
Mais dans l’esprit collectif ? Qu'est devenu cette génération de jeunes et moins jeunes qui défilaient le 22 avril et 01 mai 2002 pour affirmer l’attachement à nos valeurs républicaines et son refus de l’extrémisme ?
Aujourd’hui, 9 ans après l’accession de Jean Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, un sondage Haris Interactive pour le parisien donne Mme Le Pen au second tour dans tous les cas de figure.
Comment Le Pen a-t-elle réussit à ce que l’on considère ce parti d’extrême droite comme tous les autres en terre de Liberté, Egalité et surtout Fraternité. La droite au pouvoir a-t-elle contribué largement à vulgariser les thèses du FN en les reprenant à son compte ? Mme Le Pen est-elle en train de mettre un tournant national-socialiste au mouvement à l’image des partis fascistes des années 30, car ne l’oublions pas c’est bien sur une rhétorique sociale et nationale que les partis d’Hitler et de Mussolini ont forgé leur premières troupes.
Alors la question comment faire que la désespérance citoyenne, la rage face à un pouvoir qui les prend pour des c.. , la peur du déclassement poussent certains à donner carte blanche à un parti populiste, poujadiste et xénophobe.
Faut-il brandir la menace xénophobe ? Pour quels résultats jusqu’ici ?
Faut il expliquer pas à pas la tromperie sur « la marchandise » que ce soit l’incohérence et le danger de son programme économique, le trompe-l’œil social, l’impasse du repli sur soi…
Oui, mais il faut surtout montrer qu’une alternative crédible, socialement et économiquement différente du pouvoir en place, porteuse d’espoir et d’avenir est possible et là je vous conseille de vous approprier le projet socialiste, de le diffuser, discuter car c’est un premier pas vers un retour à la confiance dans l’avenir. La responsabilité de la gauche en général et du Parti socialiste en particulier est historique : il nous revient de redonner foi dans la possibilité d’un nouveau départ.
Mais où va l’UMP ?
La droite se cherche, elle n’a plus rien à voir avec le parti de Chirac qui malgré quelques bourdes de langage parfois (« le bruit et l’odeur ») a toujours été claire sur sa position vis-à-vis du Front National et de l’extrême droite en général.
Je ne parle pas simplement des accords électoraux (même si l’on a oublié l’élection de certains présidents UDF de région en 1998 avec un accord avec le Front National Charles Million …) mais aussi du programme et des valeurs. Depuis 2007, le gouvernement UMP n’a pas cesser de se frotter aux revendications frontistes et a même, par ses différentes déclarations (Discours de Grenoble, Dakar, loi sur l’immigration, débat sur l’identité nationale…) mis en perspective le programme du FN des années 80-90.
Et aujourd’hui, en plus de non constitution d’un front républicain, des personnalités de premier rang de l’UMP lance des phrases qui sentent plus que le soufre.
Pourtant, je ne suis pas un adepte du politiquement correct mais là cela dépasse la volonté de faire de bons mots ou la bourde, cela traduit un bouleversement d’un parti, une partie de cette droite totalement décomplexée ne se gène plus pour se vautrer dans la lie de l’extrême droite.
Une partie car il reste, "pour combien de temps encore ?" à l’UMP encore pour l’instant une frange attachée aux valeurs républicaines de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, une droite assumant son ultralibéralisme, mais profondément attaché à son héritage chrétien-démocrate. Ceux qui ont vu la soirée électorale de dimanche dernier, on pu s’apercevoir du décalage entre les responsables locaux de l’UMP en Bretagne et de leur direction nationale. Pas de tergiversation, ces responsables locaux ont appelé à faire barrage au FN en votant pour la gauche. Il y a un gouffre qui se creuse entre la droite traditionnelle "des terroirs, canal historique" et celle inspirée des Alpes-Maritimes et des Hauts de Seine.
Allez voici un florilège de citations récentes sentant bon le fumier (liste vraiment pas exhaustive) :
Le 21 mars 2011
Les Français ont placé les candidats de gauche et les écologistes largement en tête des élections cantonales.
Ils ont voulu, par leur vote, signifi er une fois de plus leur rejet des choix politiques de Nicolas Sarkozy et sanctionner l’échec du gouvernement.
Notre économie ne sort pas de la crise, notre environnement continuede se dégrader, le chômage ne diminue pas, le pouvoir d’achat régresse,les inégalités
progressent et notre République est abimée.
L’abstention de millions d’électeurs sanctionne le décalage croissant entre les urgences sociales et les réponses apportées par le gouvernement. Les Français ont
également montré leur soutien aux politiques locales menées par la gauche et les écologistes qui, jour après jour, soutiennent l’emploi dans les territoires avec des politiques innovantes
socialement et respectueuses de l’environnement, et défendent les services publics locaux.
Aujourd’hui, plus que jamais, la gauche et les écologistes ont une grande responsabilité. Toutes nos forces doivent être utilisées pour amplifi er dimanche prochain
le vote du premier tour.
Le 27 mars, il faut un maximum d’élu-e-s de gauche et écologistes.
Nous appelons toutes les forces de gauche, les écologistes, les démocrates et les républicains à se rassembler dans tous les départements, à se mobiliser et à
s’unir pour battre la droite et l’extrême droite au deuxième tour des élections cantonales, derrière les candidats de gauche et écologistes arrivés en tête au premier tour.
Au-delà, nous savons que notre responsabilité est de construire une politique alternative globale et cohérente à la politique de la droite pour porter l’espoir
d’une alternance politique en 2012.
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