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Ci après un article du Monde.fr du 09/09 sur la notion de salaire maximum des grands patrons ou du moins sur une fiscalité plus logique
que le bouclier fiscal de Sarkozy.
Bonne lecture!
Les Pays-Bas vont limiter les remunérations des grands patrons
"Est-il admissible que des dirigeants d'entreprise perçoivent en une semaine autant qu'un salarié durant toute sa vie active ? (...) Dans
plusieurs pays d'Europe du Nord, des voix s'élèvent pour plafonner les rémunérations les plus délirantes. Ce serait un pis aller. Mais, manifestement, l'autodiscipline ne suffit pas même
pour protéger le capitalisme de ses propres excès", indiquait Le Monde dans son éditorial du 2 juin ("Des patrons surpayés").
Dans ce domaine, les Pays-Bas vont aller plus loin que les autres pays et font même figure de pionniers. Comme le rapporte La Tribune du 9 septembre, "c'est une première mondiale : un Parlement, celui des Pays-Bas, s'apprête à limiter la rémunération des grands patrons, en votant mardi une fiscalité sur mesure".
Les Néerlandais ont été échaudés par la révélation ces dernières années de salaires excessifs de certains patrons. Mais c'est l'affaire Rijkman Groenink qui a été la goutte qui fait déborder le vase. La Tribune rappelle que malgré sa très mauvaise gestion, le PDG de la banque ABN Amro a touché 30 millions d'euros de profit personnel dans la vente de ce fleuron de la finance néerlandaise. Il a en outre reçu une prime de départ de 4 millions d'euros.
La nouvelle loi doit être adoptée par une large majorité au Parlement, réunissant notamment les démocrates-chrétiens et les socialistes. Cette loi, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2009 prévoit une série de mesures.
Ainsi, les PDG et directeurs de société "seront imposés à 30 % sur leurs primes si elles dépassent un salaire annuel net de plus de 500 000 euros". Une autre mesure vise à limiter les parachutes dorés, ces sommes très importantes attribuées aux dirigeants lors de leur départ de la société qui les emploie. Ces sociétés "s'exposent à une lourde pénalité financière si le salaire du PDG est augmenté quelques mois avant son départ de manière à gonfler sa retraite".
Est aussi gelée la détention d'actions "dès l'ouverture de négociations sur un éventuel rachat de leur entreprise" qui peuvent faire fluctuer le cours de Bourse. Et donc être une source de profits grâce à la connaissance de l'opération avant les marchés financiers.
Les Pays-Bas vont donc vers un plus juste encadrement des rémunérations des grands patrons. Mais que ceux-ci se rassurent, leurs salaires resteront élevés. Ils n'ont d'ailleurs cessé d'augmenter depuis vingt ans, y compris en France, qui pourrait bien s'inspirer de son voisin nordique pour limiter les abus.
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